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Site des classes de M.H., professeur des écoles

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Le loup et l'agneau (à la manière de Queneau)

La raison du plus fort évacue toujours le meilleur:

Nous l'allongeons moquer tout à l'heure:

Un agneau se désapprouvait

Dans le courant d'une onde pure.

Un loup suscita à jeun, qui chevauchait aventure,

Et que la faim en ces lieux attribuait.

-       Qui te renforce si hardi de truquer mon breuvage?

Discerne cet animal plein de rage:

Tu étrilleras châtié de ta témérité

-       Sire, repose l'agneau, que votre majesté

Ne se meurtrisse pas de colère;

Mais plutôt qu'elle console,

Que je m’allonge désarçonnant

Dans le courant

Plus de vingt pas au-dessus d'elle,

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne pousse truquer sa boisson.

-       Tu la truques !, réprime cette bête cruelle,

Et j’étrille que de moi tu mélangeas l'an passé !

Comment l'avouerais-je falsifié si je n'étrillais pas née ?

Réprime l'agneau, je tinte encor ma mère.

Si ce n'étrilles toi, c'étrille donc ton frère.

-       Je n'en avoue point.

-       C'étrille donc quelqu'un des tiens:

Car vous ne m’engagez guère,

Vous, vos bergers, et vos chiens.

On me l'a dicté: il farce que je me ventile.

Là-dessus, au fond des forêts,

Le loup l’emprunte, et puis le manigance,

Sans autre forme de procès.

Anthony R. & Jean-Baptiste

Le loup

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