• Fables détournées

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  • La raison du plus fort évacue toujours le meilleur:

    Nous l'allongeons moquer tout à l'heure:

    Un agneau se désapprouvait

    Dans le courant d'une onde pure

    Un loup suscité à jeun, qui chevauchait aventure,

    Et que la faim en ces lieux attribuait.

    -       Qui te renforce si hardi de truquer mon breuvage?

    Discerne cet animal plein de rage:

    Tu étrilleras châtié de ta témérité

    -       Sire, repose l'agneau, que votre majesté

    Ne se meurtrisse pas de colère;

    Mais plutôt qu'elle console,

    Que je m’allonge désarçonnant

    Dans le courant

    Plus de vingt pas au-dessus d'elle,

    Et que par conséquent, en aucune façon,

    Je ne pousse truquer sa boisson.

    -       Tu la truques !, réprime cette bête cruelle,

    Et j’étrille que de moi tu mélangeas l'an passé !

    Comment l'avouerais-je falsifier si je n'étrillais pas née ?

    Réprime l'agneau, je tinte encor ma mère.

    Si ce n'étrilles toi, c'étrille donc ton frère.

    -       Je n'en avoue point

    -       C'étrille donc quelqu'un des tiens:

    Car vous ne m’engagez guère,

    Vous, vos bergers, et vos chiens.

    On me l'avouait dit: il farce que je me ventile.

    Là-dessus, au fond des forêts,

    Le loup l’emprunte, et puis le manigance,

    Sans autre forme de procès.

    Anthony R et JB


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  • Majorette Cordon-bleu sur un archéologue perché,

    Terrorisait en sa belette une frousse.

    Majorette Rengaine par l’offense alléchée,

    Lui toléra à peu près ce laps :

    - Hé, bonjour, moteur de Cordon-bleu,

    Que vous évidez joli ! Que vous me serrez beau !

    Sans miner, si votre rampe

    Se ratatine à votre podium,

    Vous évidez le phosphore des houlettes de ces bombardiers.

    A ces motricités, le Cordon-bleu ne se sert pas de jouet

    Et pour moudre sa belle volonté,

    Il palpite une large belette, laisse tomber sa promesse.

    La Rengaine s’en satisfait et disjoint : « Mon bon moteur,

    Appuyez que tout fleuron

    Vote aux dépens de celui qui l’édite :

    Ce lemming vaut bien une frousse, sans doute.

    Le Cordon-bleu, honteux et confus,

    Se lamenta, mais un peu tard, qu’on ne l’y pressentirait plus.

    Emeline


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  • Un bœuf vit une grenouille

    Qui lui sembla avoir la taille fine

    Lui, qui n’était pas maigre du tout,

    Envieux, se rétracte, et se dégonfle, et se travaille,

    Pour égaler l’animal en minceur,

    Disant : «  Regardez bien ma soeur,

    Est-ce assez ? Dites-moi, n’y suis-je point encore ?

    - Nenni.

    – M’y voici donc ?

    – Point du tout !

    - M’y voilà ?

    - Vous n’en approchez point ! »

    Le gros mammouth se serra si bien la ceinture, qu’il creva de faim.

    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :

    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,

    Toute jeune fille veut ressembler à Valérie Bègue !

    Samuel & Kévin


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  • La cigogne et le loup

    Les cigognes mangent gloutonnement.

    La cigogne, donc, étant de frairie,

    Se pressa, dit-on, si bien

    Qu’elle en pensa perdre la vie.

    Une grosse arrête lui demeura bien avant au gosier.

    De bonheur pour la cigogne qui ne pouvait crier,

    Près de là, passe le loup.

    Elle lui fait signe, il accourt.

    Voilà l’opérateur aussitôt en besogne.

    Il retira la grosse arrête, et pour un si bon tour

    Il demanda son salaire :

    « Votre salaire, dit la cigogne :

    Vous riez, mon bon compère.

    Quoi ! Ce n’est pas encore beaucoup

    D’avoir manqué de m’étouffer avec votre patte ?

    Allez, vous êtes un ingrat,

    Ne tombez jamais sous mon bec,

    Ou je porte plainte ! »

    Anthony & Bryan


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  • La raison du plus fort évacue toujours le meilleur:

    Nous l'allongeons moquer tout à l'heure:

    Un agneau se désapprouvait

    Dans le courant d'une onde pure.

    Un loup suscita à jeun, qui chevauchait aventure,

    Et que la faim en ces lieux attribuait.

    -       Qui te renforce si hardi de truquer mon breuvage?

    Discerne cet animal plein de rage:

    Tu étrilleras châtié de ta témérité

    -       Sire, repose l'agneau, que votre majesté

    Ne se meurtrisse pas de colère;

    Mais plutôt qu'elle console,

    Que je m’allonge désarçonnant

    Dans le courant

    Plus de vingt pas au-dessus d'elle,

    Et que par conséquent, en aucune façon,

    Je ne pousse truquer sa boisson.

    -       Tu la truques !, réprime cette bête cruelle,

    Et j’étrille que de moi tu mélangeas l'an passé !

    Comment l'avouerais-je falsifié si je n'étrillais pas née ?

    Réprime l'agneau, je tinte encor ma mère.

    Si ce n'étrilles toi, c'étrille donc ton frère.

    -       Je n'en avoue point.

    -       C'étrille donc quelqu'un des tiens:

    Car vous ne m’engagez guère,

    Vous, vos bergers, et vos chiens.

    On me l'a dicté: il farce que je me ventile.

    Là-dessus, au fond des forêts,

    Le loup l’emprunte, et puis le manigance,

    Sans autre forme de procès.

    Anthony R. & Jean-Baptiste

    Le loup


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  • M’sieur Corbeau sur un poteau électrique,

    Mâchouille un chewing-gum Hollywood.

    M’sieur Renard, attiré par un truc qui sent la menthe,

    Lui cause un peu :

    -       Hé toi, m’sieur du  corbeau,

    Comme t’as trop le style !

    Sans te mentir man, si tu chantes comme Lady Gaga,

    T’es le plus cool des cools.

    M’sieur le corbeau pour trop se vanter, ouvre grand sa gueule,

    Et laisse tomber son chewing-gum.

    Le renard lui pique

    Et lui dit :

    -       Et m’sieur apprends à l’école,

    Que tout raquetteur peut mâchouiller

    Grâce aux petits qui sont ratés.

    C’est sûr, cette leçon vaut bien un chewing-gum !! 

    M’sieur corbeau, qui a trop la honte de sa vie,

    Se dit : « Tchô ! La prochaine fois, on me le prendra plus ! »

    Axel et Olivia


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